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Catégorie : Métaphore

Variation sur une feuille d’automne

Variation sur une feuille d’automne

Variation sur une feuille d’automne

Comme promis, voici mon deuxième petit livre : « Variation sur une feuille d’automne ». Il n’est pas trop d’actualité à cette période de l’année, mais je n’ai pas eu envie d’attendre l’automne pour vous le présenter…

Dans ce livre, il est question d’une petite feuille d’automne qui se détache de son arbre et qui part à l’aventure, à la découverte du monde, mais aussi d’elle-même. Je vous en propose un court extrait :

« Elle se sent légère, plus légère que jamais, si légère que la petite brise qui vient la caresser l’emmène avec elle dans de doux mouvements. Elle lui murmure son chant à peine perceptible tandis que la feuille l’accompagne, telle une guitare qui laisse vibrer ses nervures ou une percussion qui égrène ses notes de papier. Et elle s’en va, elle vole au gré du vent, elle suit le flux qui l’emmène au hasard. Mais est-ce vraiment le hasard ou un courant préétabli, déjà choisi ? Peu lui importe, elle est là, légère et aérienne, et se réjouit de sentir flotter son corps en suspension dans l’air libre, comme l’oiseau dans le ciel. »

feuille d'automne 2

Là encore j’y ai mêlé poésie, sensibilité et émotions, toutes les illustrations sont réalisées à l’aquarelle.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Belle semaine à vous et à bientôt !

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Réalité et vérité, qu’en est-il ?

Réalité et vérité, qu’en est-il ?

Réalité et vérité, qu’en est-il ?

 Je viens de lire cette métaphore « Les aveugles et l’éléphant » et j’ai alors eu envie de vous la partager. Elle nous interroge sur ce qu’il en est de notre réalité et du rapport entre réalité et vérité.

Les aveugles et l’éléphant

Un jour de grand soleil, six aveugles instruits et curieux, désiraient, pour la première fois, rencontrer un éléphant afin de compléter leur savoir. Le premier s’approcha de l’éléphant, et près de son flanc vaste et robuste, il s’exclama : « Dieu me bénisse, un éléphant est comme un mur ! » Le deuxième, tâtant une défense s’écria « Oh ! Oh ! rond, lisse et pointu ! Selon moi, cet éléphant ressemble à une lance ! » Le troisième se dirigea vers l’animal, pris la trompe ondulante dans ses mains et s’écria  : « Pour moi, l’éléphant est comme un serpent. » Le quatrième tendit une main impatiente, palpa le genou de l’éléphant et décida qu’un éléphant devait ressembler à un arbre ! Le cinquième, ayant touché par hasard l’oreille de l’éléphant, dit : « Même pour le plus aveugle des aveugles, cette merveille d’éléphant est comme un éventail ! »

Le sixième chercha à tâtons l’animal et, s’emparant de la queue qui balayait l’air, perçu quelque chose de familier : « Je vois, dit-il, l’éléphant est comme une corde ! »

Les six aveugles discutèrent longtemps avec passion, chacun défendant sa perception de ce que pouvait être un éléphant. Ils avaient bien du mal à s’entendre. Un sage, qui passait par là, les entendit se disputer et demanda : « Que se passe t-il ? Quel est l’objet de vos échanges si passionnés ? »  « Nous n’arrivons pas nous à mettre d’accord sur ce que peut être un éléphant, et à quoi il peut ressembler ! » Chaque aveugle expliqua sa perception de ce que pouvait être un éléphant.

Après avoir écouté chaque aveugle, le sage dit  : « Vous avez tous dit vrai ! Si chacun de vous décrit l’éléphant de façon si différente, c’est parce que chacun a touché une partie différente de l’animal. L’éléphant a réellement les caractéristiques que vous avez tous décrit. Et si vous rassemblez l’ensemble des caractéristiques que vous avez données, vous pouvez avoir une représentation de l’animal dans son ensemble. »

« Oh ! » s’exclama chacun. Et la discussion s’arrêta net ! Ils furent tous heureux d’avoir dit la réalité, car chacun détenait une part de vérité, et heureux d’avoir contribué à la construction d’une réalité plus grande, une réalité plus grande que la seule addition des caractéristiques apportées par chaque aveugle.

La vérité n’est jamais le résultat  d’un seul point de vue ou d’une seule perception. Une vérité nouvelle peut émerger des mises en commun des vérités individuelles. De cette mise en commun peut naître une perception  globale qui inclut et transcende l’ensemble des vérités individuelles. C’est le principe de la collaboration générative.

vérité et réalité 2

 

A méditer ! Et à bientôt pour le 2ème petit livre, que je n’oublie pas…

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Le petit prince de la Brume

Le petit prince de la Brume

Le Petit Prince de la Brume :

Depuis longtemps, il me tenait à cœur d’illustrer quelques histoires que j’avais écrites. C’est chose faite aujourd’hui pour deux de ces métaphores. Et donc je voudrais vous présenter la première : « Le Petit Prince de la Brume ». J’en ai fait un petit livre.

Ce livre a débuté par l’envie de réaliser une toile sur ce récit. De cette toile, j’ai découpé différentes parties qui viennent illustrer les pages, et auxquelles j’ai rajouté également d’autres dessins.

Le début s’inspire un peu du « Petit Prince » de Saint Exupéry, c’est pourquoi il m’est apparu tout naturel de l’appeler « le Petit Prince de la Brume », mais la suite est complètement différente. Il s’agit d’un récit poétique, qui mêle imaginaire et émotions, dans lequel un petit garçon, apparemment immatériel, devient tangible au contact des expériences vécues. Je vous en livre un cours extrait ci-dessous :

« Il pose ses lèvres sur ses pétales et l’on ne sait plus quelle est la frontière entre les pétales et les lèvres du Petit Prince. La soie rouge de la fleur s’est déposée amoureusement sur ses lèvres.
Il s’allonge à nouveau dans l’herbe, et s’amuse à redescendre la pente en roulant. Un grand rire résonne dans le pré et accompagne sa folle escapade… »

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Pour plus de renseignements ou si vous êtes intéressés par ce livre, n’hésitez pas à me contacter.

Belle journée !

 

Le chemin du cœur

Le chemin du cœur

Chemin du cœur – boussole intérieure :

Au cours de mes lectures de la semaine, je suis retombée sur ce texte de Jean-Yves Leloup. Je trouve qu’il vient tout à fait compléter l’article de la semaine dernière sur l’intuition, aussi j’ai décidé de vous livrer aujourd’hui cette métaphore du chemin que Jean-Yves Leloup nous propose.

Une autre parole à « tenir debout » m’a été donnée par quelqu’un qui aimait beaucoup les œuvres de Carlos Castaneda : « Quelque soit ton chemin, quelque soit le chemin que tu prends, demande-toi si ce chemin a un cœur. Tu peux marcher sans carte et sans guide, mais ne marche pas sans boussole ! »

II ne s’agit pas seulement de marcher doucement, il s’agit de marcher en étant orienté, en ayant soi-même un point de repère, une boussole. Par temps de brouillard, par temps difficile, elle nous indique le nord, elle nous oriente, elle nous garde de la désorientation au sens physique du terme. Avoir une boussole, c’est avoir un centre, c’est être centré. Et, pour un être humain, c’est avoir un cœur, non seulement au sens d’organe des sentiments, de l’émotion, ou de l’affection, mais un cœur en tant que lieu d’intégration de tous les éléments de notre personnalité, en tant que centre où notre intelligence et nos pulsions se rejoignent, se réintègrent.

Avoir un cœur, c’est être centré. On peut marcher « avec cœur » ou marcher « sans cœur ». Lorsque le chemin nous est imposé, on n’en profite pas vraiment. Par contre, que l’on se perde ou que l’on s’égare, si le cœur y est, et que l’on marche en sa présence, une lumière est dans la marche. « Va, va où ton cœur te mène ». Aller où notre cœur nous mène est un risque, qui nous conduit parfois dans des impasses, ces « chemins qui ne conduisent nulle part » dont parle le philosophe Heidegger. Ne confondons pas le cœur boussole et le cœur girouette. Sachons quelle est notre boussole et quelle est notre girouette.

Quelle est notre girouette toujours prête à tourner à tous vents ? Pour certains, ce sera la tête, le mental, les pensées qui suivent tous les vents, toutes les modes. Elle indique où va le vent, ce qui se passe peut-être dans le présent, mais elle ne donne pas la direction juste à prendre. Pour d’autres, ce seront les émotions. Derrière la girouette que nous sommes souvent, il s’agit de retrouver la boussole ; son cœur, son orient, son orientation vers la lumière. Dans nos vies, le plus difficile, c’est de savoir ce que l’on désire vraiment. Une multitude de désirs nous assaillent et nous désorientent. Quel est notre désir profond ? Celui qui nous conduit justement à l’Orient, à la Lumière ? Se tenir proche de ce désir, c’est se tenir proche de son propre chemin.

Avoir une boussole, ce n’est pas découvrir un chemin tout tracé. Plus qu’un chemin, cette marche est une itinérance. Le bonheur est dans la façon de marcher. Il ne s’agit ni de suivre un itinéraire ni d’être dans un état d’errance. L’itinéraire tout tracé risque de nous enfermer et de nous faire passer à côté d’un paysage, d’un trésor, d’une lumière, d’un état de conscience, d’un niveau d’être qui nous était destiné … Mais il ne s’agit pas non plus d’être dans l’errance, de se faire le jouet de tous les vents, de tous les appels qui viennent d’ici ou de là. Celui qui marche en suivant sa boussole peut garder le cap, il a reconnu en lui son orient.

Jean Yves Leloup – L’assise et la marche

Belle semaine à vous !

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Métaphore : Le voilier

Métaphore : Le voilier

 

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti ! »
Parti de mon regard, c’est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti ! »
Il y en a d’autres qui le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux
S’exclament avec joie : « Le voilà ! »

William Blake

Le voilier

« Stiller Tag am Meer III »

Lyonel Feininger

 

 

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Une autre attitude

Une autre attitude

Une autre attitude

J’ai envie aujourd’hui de partager avec vous une histoire vraie que j’ai lu récemment dans le livre de Jack Kornfield « Après l’extase, la lessive » et qui m’a profondément émue.

Il s’agit d’un éducateur qui s’est occupé d’un centre de jeunes délinquants, dont la plupart avaient commis des meurtres, qui rapportent ces faits :

Un garçon de quatorze ans avait utilisé une arme à feu et tué un adolescent innocent, simplement pour faire ses preuves vis-à-vis de sa bande. Au procès, la mère de la victime demeura assise, impassible et silencieuse jusqu’au verdict. Quand le jeune fut reconnu coupable du meurtre, elle se leva lentement et, fixant le garçon, elle déclara : « Je vais te tuer. » Le jeune assassin fut ensuite emmené dans une institution pour mineurs où il devait passer plusieurs années.

Au bout de six mois, la mère de la victime rendit visite au meurtrier. Celui-ci, ayant vécu dans la rue avant ce crime, n’avait eu aucun autre visiteur. Ils parlèrent pendant un certain temps et, lorsqu’elle partit, elle lui donna un peu d’argent pour ses cigarettes. Puis, petit à petit, elle commença à venir le voir plus régulièrement, en lui apportant de la nourriture et de petits cadeaux. Vers la fin des trois années d’emprisonnement, elle lui demanda ce qu’il comptait faire lorsqu’il sortirait. C’était très confus et vague et elle lui proposa donc de l’aider en lui trouvant un travail dans la société d’un ami. Puis elle lui demanda où il pensait vivre et, comme il n’avait pas de famille, elle lui offrit d’utiliser la chambre vide de sa maison.

Il y vécut pendant huit mois, mangeant ce qu’elle cuisinait et travaillant dans cette entreprise. Un soir, elle l’appela dans le salon pour lui parler. Elle s’assit en face de lui et marqua une pause.

« Tu te souviens, commença-t-elle, au tribunal, quand j’ai dit que j’allais te tuer ?

– Bien sûr, répondit-il, je n’oublierai jamais cet instant.

– Eh bien, dit-elle, c’est ce que j’ai fait ! Je ne voulais pas que le garçon qui avait tué sans raison mon fils reste vivant sur cette terre. Je voulais qu’il meure. C’est pour cela que j’ai commencé à te rendre visite et à t’apporter des affaires. C’est pour cal que je t’ai trouvé un travail et que je t’ai laissé vivre ici dans ma maison. C’est comme cela que j’ai commencé à te changer. Ce garçon a maintenant disparu. Aujourd’hui, puisque mon fils est parti, puisque son assassin est parti aussi, je veux te proposer de rester ici. Tu as une chambre et je souhaiterais t’adopter si tu le veux bien.  »

Elle devint ainsi la mère du meurtrier de son fils, la mère qu’il n’avait jamais eue.
 
une autre attitude

 

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Vivre ou mourir…

Vivre ou mourir…

Vivre ou mourir…

Un petit texte à méditer :

  • Il y a des gens qui prétendent qu’il n’y a pas de vie après la mort, dit un disciple.
  • C’est vrai ? demande le Maître, évasif.
  • Ne serait-il pas affreux de mourir et de ne plus jamais voir, ni entendre, ni aimer, ni bouger ?
  • Vous trouvez cela affreux ? Mais c’est précisément cela que la plupart des gens font avant de mourir.

Anthony de Mello

 

mourir

 

 

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Métaphore : Le billet froissé

Métaphore : Le billet froissé

Le billet froissé

Pendant un séminaire, le formateur sort un billet de 100 € et demande dans la salle :

  • Qui veut ce billet ?

Toutes les mains se lèvent.

Le formateur froisse alors le billet avec force et demande encore :

  • Qui veut ce billet ?

A nouveau toutes les mains se lèvent.

Puis il jette le billet froissé par terre et le piétine avec acharnement et demande une nouvelle fois :

  • Qui veut encore avoir ce billet ?

Évidemment, les mains continuent de se lever !

  • Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 100 euros. Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé !

La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on fait ou pas, mais à ce que l’on est, car la valeur intrinsèque est toujours intacte.

 

le billet froissé

 

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La gifle dans le désert

La gifle dans le désert

Encore une métaphore pour cette semaine :

La gifle dans le désert

Deux amis marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l’un des deux donna une gifle à l’autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :  « Aujourd’hui mon meilleur ami m’a donné une gifle ».

Ils continuèrent leur marche et trouvèrent une oasis avec un plan d’eau dans lequel ils décidèrent de se baigner. Celui qui avait été giflé ne savait pas bien nager, manqua de se noyer, mais son ami le sauva.

Après avoir retrouvé ses esprits, il écrivit sur une pierre plate : « Aujourd’hui mon meilleur ami m’a sauvé la vie ».

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t’ai giflé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi cela ? »

L’autre ami répondit : « Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, là où les vents du pardon peuvent facilement l’effacer. Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer ».

la gifle dans le désert 

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La vie n’est pas ailleurs

La vie n’est pas ailleurs

Un beau texte de Jacques Salomé

La vie n’est pas ailleurs

La vie n’est pas ailleurs

ni avant

ni après

ni trop tôt

ni trop tard

ni chez l’autre
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sourceMais là toute proche

un chemin possible

pour elle

un corps, un espace

pour l’honorer.

elle est en toi

vivante

dans la palpitation

du présent

dans l’élan du moment

.

Elle source de partout en toi

elle coule fluide

seulement là

il y a une ouverture

un chemin possible 

pour elle

un corps, un espace

pour l’honorer.

Ce texte est extrait du livre « Je t’appelle Tendresse « 


 
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