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Catégorie : Métaphore

Le chemin du cœur

Le chemin du cœur

Chemin du cœur – boussole intérieure :

Au cours de mes lectures de la semaine, je suis retombée sur ce texte de Jean-Yves Leloup. Je trouve qu’il vient tout à fait compléter l’article de la semaine dernière sur l’intuition, aussi j’ai décidé de vous livrer aujourd’hui cette métaphore du chemin que Jean-Yves Leloup nous propose.

Une autre parole à « tenir debout » m’a été donnée par quelqu’un qui aimait beaucoup les œuvres de Carlos Castaneda : « Quelque soit ton chemin, quelque soit le chemin que tu prends, demande-toi si ce chemin a un cœur. Tu peux marcher sans carte et sans guide, mais ne marche pas sans boussole ! »

II ne s’agit pas seulement de marcher doucement, il s’agit de marcher en étant orienté, en ayant soi-même un point de repère, une boussole. Par temps de brouillard, par temps difficile, elle nous indique le nord, elle nous oriente, elle nous garde de la désorientation au sens physique du terme. Avoir une boussole, c’est avoir un centre, c’est être centré. Et, pour un être humain, c’est avoir un cœur, non seulement au sens d’organe des sentiments, de l’émotion, ou de l’affection, mais un cœur en tant que lieu d’intégration de tous les éléments de notre personnalité, en tant que centre où notre intelligence et nos pulsions se rejoignent, se réintègrent.

Avoir un cœur, c’est être centré. On peut marcher « avec cœur » ou marcher « sans cœur ». Lorsque le chemin nous est imposé, on n’en profite pas vraiment. Par contre, que l’on se perde ou que l’on s’égare, si le cœur y est, et que l’on marche en sa présence, une lumière est dans la marche. « Va, va où ton cœur te mène ». Aller où notre cœur nous mène est un risque, qui nous conduit parfois dans des impasses, ces « chemins qui ne conduisent nulle part » dont parle le philosophe Heidegger. Ne confondons pas le cœur boussole et le cœur girouette. Sachons quelle est notre boussole et quelle est notre girouette.

Quelle est notre girouette toujours prête à tourner à tous vents ? Pour certains, ce sera la tête, le mental, les pensées qui suivent tous les vents, toutes les modes. Elle indique où va le vent, ce qui se passe peut-être dans le présent, mais elle ne donne pas la direction juste à prendre. Pour d’autres, ce seront les émotions. Derrière la girouette que nous sommes souvent, il s’agit de retrouver la boussole ; son cœur, son orient, son orientation vers la lumière. Dans nos vies, le plus difficile, c’est de savoir ce que l’on désire vraiment. Une multitude de désirs nous assaillent et nous désorientent. Quel est notre désir profond ? Celui qui nous conduit justement à l’Orient, à la Lumière ? Se tenir proche de ce désir, c’est se tenir proche de son propre chemin.

Avoir une boussole, ce n’est pas découvrir un chemin tout tracé. Plus qu’un chemin, cette marche est une itinérance. Le bonheur est dans la façon de marcher. Il ne s’agit ni de suivre un itinéraire ni d’être dans un état d’errance. L’itinéraire tout tracé risque de nous enfermer et de nous faire passer à côté d’un paysage, d’un trésor, d’une lumière, d’un état de conscience, d’un niveau d’être qui nous était destiné … Mais il ne s’agit pas non plus d’être dans l’errance, de se faire le jouet de tous les vents, de tous les appels qui viennent d’ici ou de là. Celui qui marche en suivant sa boussole peut garder le cap, il a reconnu en lui son orient.

Jean Yves Leloup – L’assise et la marche

Belle semaine à vous !

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Métaphore : Le voilier

Métaphore : Le voilier

 

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti ! »
Parti de mon regard, c’est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti ! »
Il y en a d’autres qui le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux
S’exclament avec joie : « Le voilà ! »

William Blake

Le voilier

« Stiller Tag am Meer III »

Lyonel Feininger

 

 

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Une autre attitude

Une autre attitude

Une autre attitude

J’ai envie aujourd’hui de partager avec vous une histoire vraie que j’ai lu récemment dans le livre de Jack Kornfield « Après l’extase, la lessive » et qui m’a profondément émue.

Il s’agit d’un éducateur qui s’est occupé d’un centre de jeunes délinquants, dont la plupart avaient commis des meurtres, qui rapportent ces faits :

Un garçon de quatorze ans avait utilisé une arme à feu et tué un adolescent innocent, simplement pour faire ses preuves vis-à-vis de sa bande. Au procès, la mère de la victime demeura assise, impassible et silencieuse jusqu’au verdict. Quand le jeune fut reconnu coupable du meurtre, elle se leva lentement et, fixant le garçon, elle déclara : « Je vais te tuer. » Le jeune assassin fut ensuite emmené dans une institution pour mineurs où il devait passer plusieurs années.

Au bout de six mois, la mère de la victime rendit visite au meurtrier. Celui-ci, ayant vécu dans la rue avant ce crime, n’avait eu aucun autre visiteur. Ils parlèrent pendant un certain temps et, lorsqu’elle partit, elle lui donna un peu d’argent pour ses cigarettes. Puis, petit à petit, elle commença à venir le voir plus régulièrement, en lui apportant de la nourriture et de petits cadeaux. Vers la fin des trois années d’emprisonnement, elle lui demanda ce qu’il comptait faire lorsqu’il sortirait. C’était très confus et vague et elle lui proposa donc de l’aider en lui trouvant un travail dans la société d’un ami. Puis elle lui demanda où il pensait vivre et, comme il n’avait pas de famille, elle lui offrit d’utiliser la chambre vide de sa maison.

Il y vécut pendant huit mois, mangeant ce qu’elle cuisinait et travaillant dans cette entreprise. Un soir, elle l’appela dans le salon pour lui parler. Elle s’assit en face de lui et marqua une pause.

« Tu te souviens, commença-t-elle, au tribunal, quand j’ai dit que j’allais te tuer ?

– Bien sûr, répondit-il, je n’oublierai jamais cet instant.

– Eh bien, dit-elle, c’est ce que j’ai fait ! Je ne voulais pas que le garçon qui avait tué sans raison mon fils reste vivant sur cette terre. Je voulais qu’il meure. C’est pour cela que j’ai commencé à te rendre visite et à t’apporter des affaires. C’est pour cal que je t’ai trouvé un travail et que je t’ai laissé vivre ici dans ma maison. C’est comme cela que j’ai commencé à te changer. Ce garçon a maintenant disparu. Aujourd’hui, puisque mon fils est parti, puisque son assassin est parti aussi, je veux te proposer de rester ici. Tu as une chambre et je souhaiterais t’adopter si tu le veux bien.  »

Elle devint ainsi la mère du meurtrier de son fils, la mère qu’il n’avait jamais eue.
 
une autre attitude

 

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Vivre ou mourir…

Vivre ou mourir…

Vivre ou mourir…

Un petit texte à méditer :

  • Il y a des gens qui prétendent qu’il n’y a pas de vie après la mort, dit un disciple.
  • C’est vrai ? demande le Maître, évasif.
  • Ne serait-il pas affreux de mourir et de ne plus jamais voir, ni entendre, ni aimer, ni bouger ?
  • Vous trouvez cela affreux ? Mais c’est précisément cela que la plupart des gens font avant de mourir.

Anthony de Mello

 

mourir

 

 

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Métaphore : Le billet froissé

Métaphore : Le billet froissé

Le billet froissé

Pendant un séminaire, le formateur sort un billet de 100 € et demande dans la salle :

  • Qui veut ce billet ?

Toutes les mains se lèvent.

Le formateur froisse alors le billet avec force et demande encore :

  • Qui veut ce billet ?

A nouveau toutes les mains se lèvent.

Puis il jette le billet froissé par terre et le piétine avec acharnement et demande une nouvelle fois :

  • Qui veut encore avoir ce billet ?

Évidemment, les mains continuent de se lever !

  • Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 100 euros. Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé !

La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on fait ou pas, mais à ce que l’on est, car la valeur intrinsèque est toujours intacte.

 

le billet froissé

 

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La gifle dans le désert

La gifle dans le désert

Encore une métaphore pour cette semaine :

La gifle dans le désert

Deux amis marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l’un des deux donna une gifle à l’autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :  « Aujourd’hui mon meilleur ami m’a donné une gifle ».

Ils continuèrent leur marche et trouvèrent une oasis avec un plan d’eau dans lequel ils décidèrent de se baigner. Celui qui avait été giflé ne savait pas bien nager, manqua de se noyer, mais son ami le sauva.

Après avoir retrouvé ses esprits, il écrivit sur une pierre plate : « Aujourd’hui mon meilleur ami m’a sauvé la vie ».

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : « Quand je t’ai giflé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi cela ? »

L’autre ami répondit : « Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, là où les vents du pardon peuvent facilement l’effacer. Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer ».

la gifle dans le désert 

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La vie n’est pas ailleurs

La vie n’est pas ailleurs

Un beau texte de Jacques Salomé

La vie n’est pas ailleurs

La vie n’est pas ailleurs

ni avant

ni après

ni trop tôt

ni trop tard

ni chez l’autre
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sourceMais là toute proche

un chemin possible

pour elle

un corps, un espace

pour l’honorer.

elle est en toi

vivante

dans la palpitation

du présent

dans l’élan du moment

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Elle source de partout en toi

elle coule fluide

seulement là

il y a une ouverture

un chemin possible 

pour elle

un corps, un espace

pour l’honorer.

Ce texte est extrait du livre « Je t’appelle Tendresse « 


 
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Un vieil homme sage

Un vieil homme sage

Un court extrait d’un livre de Christiane Singer « Du bon usage des crises »

Un vieil homme sage est interrogé sur la trajectoire de son existence jusqu’à ce jour. Et voilà comment il en résume les trois étapes :

« A vingt ans, je n’avais qu’une prière : mon Dieu, aide-moi à changer ce monde si insoutenable, si impitoyable.

Vingt ans durant, je me suis battu comme un fauve pour constater en fin de compte que rien n’était changé.

A quarante ans, je n’avais qu’une seule prière : mon Dieu, aide-moi à changer ma femme, mes parents et mes enfants !

Pendant vingt ans, j’ai lutté comme un fauve pour constater en fin de compte que rien n’avait changé.

Maintenant je suis un vieil homme et je n’ai qu’une prière : mon Dieu, aide-moi à me changer – et voilà que le monde change autour de moi ! »

Et pas de malentendu ! Ce n’est pas d’un renoncement à l’action qu’il s’agit mais bien au contraire d’une action neuve dans un esprit libre.

Christiane Singer

vieil homme sage

 

Si le livre vous intéresse :

 

 

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Le voyage est si court

Le voyage est si court

Je voudrais aujourd’hui vous proposer un texte reçu d’une fidèle lectrice de la newsletter, merci à elle pour son partage :

« Le voyage est si court »

Une jeune fille avait pris place dans un véhicule public. Une vieille dame grincheuse vint s’asseoir à côté d’elle, en la bousculant, portant divers sacs.

Le voisin, pris de colère, demanda à la jeune fille pourquoi elle n’avait pas protesté et fait valoir son droit. Elle répondit avec un sourire : « Ce n’est pas la peine de se disputer pour si peu, le voyage ensemble est si court ! » Je descends à la prochaine station…

Voici une réponse qui devrait être une devise écrite en lettres d’or dans nos comportements de tous les jours, et partout :

« Ce n’est pas la peine de se disputer pour si peu, le voyage ensemble est si court ! ».
Si chacun pouvait se rendre compte que notre passage ici-bas est de si courte durée, l’assombrir par de futiles disputes serait une perte de temps et d’énergie.

Quelqu’un nous a-t-il blessé le cœur ? Du calme, le voyage est si court ! Quelqu’un nous a-t-il trahi, brimé, ou humilié ? Du calme, le voyage est si court !

Quel que soit ce que l’on nous fera comme peines, rappelons-nous que le voyage ensemble
est si court… Revêtons-nous donc de douceur. La douceur est une vertu qui n’a jamais été synonyme de manque de caractère ni de lâcheté, mais bien plus synonyme de grandeur.

Notre voyage ensemble ici-bas est bien court et il est sans retour…

Personne ne connaît la durée de son voyage ! Personne ne sait s’il devra descendre à la prochaine station !

Du calme, le voyage est si court !

le voyage est si court

 

A méditer !

Belle journée à vous.

 

L’histoire des 2 cailloux !

L’histoire des 2 cailloux !

Aujourd’hui, je vous propose une métaphore, l’histoire des 2 cailloux.

Il y avait autrefois, dans un petit village, un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d’argent à un vieil homme très laid. Comme le fermier avait une fort jolie fille qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché. Il dit qu’il effacerait la dette du fermier s’il pouvait marier sa fille. Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition.

Alors le vieux prêteur rusé suggéra que le hasard détermine l’issue de la proposition. Il leur dit qu’il mettrait un caillou blanc et un caillou noir dans un sac d’argent vide, et que la fille aurait à tirer, à l’aveuglette, un des deux cailloux du sac.

  1. Si elle tire le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père est effacée.
  2. Si elle tire le caillou blanc, elle n’a pas à l’épouser et la dette du père est également annulée.
  3. Si elle refuse de tirer un caillou, son père est jeté en prison.

Cette discussion avait lieu sur le chemin devant la maison du fermier, et le sol était jonché de cailloux. Tout en continuant de parler, le vieux monsieur laid se pencha pour ramasser les deux cailloux. Comme il les ramassait, la jeune fille, qui avait l’œil vif, remarqua qu’il avait ramassé deux cailloux noirs et qu’il les avait mis dans le sac. Mais elle ne dit rien. Puis le vieux prêteur demanda à la jeune fille de tirer dans le sac.

Imaginez un instant ce que vous auriez fait si vous aviez été là. Qu’auriez-vous conseillé à la jeune fille de faire?

Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :

  1. La fille devrait refuser de tirer un caillou.
  2. La fille devrait sortir les deux cailloux noirs du sac, montrant que le vieux a triché.
  3. La fille devrait tirer le caillou noir, et se sacrifier en mariant le vieux pour épargner l’emprisonnement à son père.

Prenez un moment pour réfléchir à cette situation. Alors, qu’auriez-vous fait ?

Alors voici ce que la jeune fille fit. Elle tira dans le sac et en sortit un caillou qu’elle échappa aussitôt par terre, gauchement, sans qu’on n’ait pu le voir, et il se confondit spontanément avec la multitude des autres cailloux sur le sol.

  • « Ce que je peux être maladroite », s’exclama la jeune fille. « Mais qu’importe, si je sors du sac le caillou qui reste, on verra bien lequel j’avais tiré en premier ! »

Puisque le caillou restant était noir, le premier caillou tiré ne pouvait qu’être blanc. Et comme le vieux prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille transforma une situation qui semblait impossible en un dénouement fort avantageux.

Il existe une solution pour la plupart des problèmes complexes. Il suffit juste de regarder les choses sous le bon angle.

histoire des 2 cailloux

 

Belle journée à vous !

 

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