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Étiquette : méditation sur la respiration

Méditer dans la nature

Méditer dans la nature

Avec les beaux jours, nous pouvons prendre le temps de méditer dans la nature, de l’observer, d’aller au-delà du mental et découvrir ce qu’elle a à nous dire. Je vous propose deux suggestions de méditation tiré du livre d’Eckhart Tolle « Quiétude – À l’écoute de sa nature essentielle » en rapport avec la nature :

En vous promenant, en vous reposant dans la nature, accordez-lui votre respect par une présence entière. Soyez calme. Regardez. Écoutez. Voyez comme chaque animal, chaque végétal est tout à fait lui-même. A la différence des humains, il ne s’est pas scindé. Comme sa vie ne dépend pas d’une image mentale de lui-même, il ne se soucie pas de la protéger ni de l’améliorer. Le cerf est lui-même. La jonquille est elle-même.

Tout, dans la nature, est uni non seulement en soi mais aussi à la totalité. Rien ne s’est retiré de la trame de l’univers en proclamant une existence séparée : « moi » et le reste de l’univers.

L’air que vous respirez est la nature, tout comme le processus même de la respiration.

Portez attention à votre respiration et prenez conscience du fait que vous n’y êtes pour rien. C’est la respiration de la nature. Si vous deviez vous rappeler de respirer, vous mourriez bientôt : si vous tentiez d’arrêter de respirer, la nature prévaudrait.

La façon la plus intime et la plus forte de vous relier à la nature consiste à prendre conscience de votre respiration et à apprendre à y maintenir votre attention. C’est salutaire et profondément valorisant. La conscience passe alors du monde conceptuel de la pensée au domaine intérieur de la conscience inconditionnée.

Belles méditations !

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La méditation en marchant

La méditation en marchant

Pour certain, la simple idée de rester inactif pendant quelques minutes est un obstacle de taille à la méditation. Et pourtant il existe de nombreuses façons différentes de méditer. Aujourd’hui nous allons explorer la méditation en marchant, avant d’envisager la semaine prochaine d’autres formes de méditation que chacun peut pratiquer aisément.DSC_6956

Au milieu de notre vie trépidante, prendre le temps de marcher, c’est déjà changer de rythme, retrouver une certaine lenteur, notre rythme ancestral. Marcher c’est revenir à notre source, à notre nature essentielle, à notre essence.  Si nous pouvons marcher en pleine nature, c’est encore mieux car nous pouvons reprendre contact avec la nature environnante au travers de nos cinq sens.

La méditation en marchant est un moyen de nous recentrer, d’être vraiment là, maintenant en mettant un pas devant l’autre.

Pour commencer et terminer votre méditation vous pouvez effectuer un petit rituel :

Prenez un instant où vous restez immobile afin de sentir vos pieds bien ancrés dans le sol et de prendre conscience de votre corps dans son ensemble.

De même quand vous terminez, arrêtez-vous naturellement, en restant quelques minutes debout à observer ce que vous ressentez, n’étant plus en mouvement. Ressentez encore le contact de la plante de vos pieds sur le sol.

Puis gardez en vous les bienfaits de cette méditation tout en cherchant à rester le plus présent à vous-même dans la suite de votre journée.

Voici plusieurs suggestions pour diversifier vos méditations :

  1. Méditation sur les pas

    Après avoir pris quelques instants, comme mentionné plus haut, vous pouvez commencer à marcher lentement en restant concentré sur chaque pas. Prenez conscience de votre équilibre et de la façon dont vous posez le talon sur le sol, puis l’ensemble du pied et enfin la pointe du pied et comment vous décollez l’autre pied du sol pour le poser en avant. En fait, vous prenez conscience de chaque mouvement de la marche. Vous pouvez aussi observer les sensations ressenties sous la plante des pieds au contact avec la terre (sensation de chaleur, de dureté, de douceur, ou tout autre sensation). Vous êtes juste présent à ces sensations sans rien ajouter d’autre.

  2. Méditation en synchronisant respiration et pas

    Vous pouvez aussi synchroniser votre respiration sur votre marche en faisant par exemple trois pas sur l’inspiration et trois pas sur l’expiration, vous pouvez en même temps prononcer le mot « inspiration » ou « expiration » afin d’occuper votre mental. Bien sûr cela se fait à votre propre rythme si 2 ou 4 pas vous conviennent mieux, alors procéder ainsi. Vos inspirations peuvent également ne pas avoir la même durée que vos expirations.

  3. Méditation sur les sens

    Il s’agit maintenant de méditer, tous vos sens en éveil : vous regardez, vous écoutez, vous ressentez et même vous humez les odeurs. Sans nommer les choses et sans porter de commentaires, vous êtes juste présent à tout ce qui vous entoure.

Une source d’inspiration, ce petit texte de Thich Nhat Hanh  :

Marcher pour le simple plaisir de marcher, librement et avec assurance, sans se presser. On est présent à chaque pas que l’on effectue. Si l’on veut parler, on s’arrête de marcher et on accorde toute son attention à la personne qui se trouve devant soi, au fait de parler et d’écouter… Arrêtons-nous, regardons autour de nous et voyons comme la vie est belle : les arbres, les nuages blancs et l' »infinité du ciel. Écoutez les oiseaux, goûtez la légèreté de la brise Marchons comme des êtres libres et sentons-nos pas s’alléger au fur et à mesure que nous marchons. Apprécions chaque pas que nous faisons.

Comment méditer ?

Comment méditer ?

Pour débuter, il est important de réunir les conditions favorables propices à une bonne méditation. Par la suite, il sera possible d’envisager la méditation dans quelque lieu que ce soit, mais on n’apprend pas à naviguer en pleine tempête. Donc choisissez un lieu tranquille où vous ne serez pas dérangé.

Quelle posture choisir ?

La position est importante car elle influe directement sur le mental.

Il est coutumier d’adopter la position du lotus ou du demi-lotus comme vous l’indique les 2 dessins ci-dessous, car elle stabilise le corps et l’esprit :

postures

Toutefois, vous pouvez aussi simplement vous asseoir sur une chaise, les pieds bien à plat sur le sol et les mains posées sur les genoux. Dans tous les cas :

  • le dos est bien droit (comme si vous vous sentiez tiré par le haut),
  • le menton légèrement rentré contre la gorge,
  • le sternum ouvert, les épaules dégagées,
  • le regard est posé droit devant ou légèrement vers le bas, les yeux ouverts ou fermés (ce qui vous convient le mieux pour calmer votre esprit),
  • les mains reposent sur les cuisses, en appui sur le bas du ventre, la main droite étant posée sur la gauche, l’extrémité des pouces se touchant ou encore les mains sur les genoux,
  • respiration par le ventre (au début il est possible de poser une main sur son ventre pour inviter la respiration à se faire à ce niveau).

Si la position devient inconfortable, mieux vaut se détendre quelques instants plutôt que d’être distrait par la douleur, puis revenir à la position initiale.

Il convient d’adopter une posture équilibrée, ni trop tendue ni trop relâchée, comme les cordes d’une guitare tendue juste comme il faut pour émettre le meilleur son.

Comme toute activité c’est par la répétition que la méditation pourra nous apporter ses bénéfices. Il est donc préférable de méditer chaque jour pendant de courtes périodes plutôt que de temps en temps, pendant de longues périodes.

Sur quoi méditer ?

Pour méditer nous avons besoin, dans un premier temps au moins, de porter notre attention sur quelque chose de précis. Cela peut être très varié, voici quelques pistes :

  • la respiration : porter l’attention sur le souffle au niveau du ventre et/ou à l’orée des narines, tout en étant conscient de la posture et de l’extérieur ;
  • les bruits environnants : être à l’écoute de tous les bruits environnants, sans les nommer intérieurement, sans faire de commentaire, être juste à l’écoute) ;
  • le balayage du corps : porter l’attention à l’intérieur du corps pour prendre conscience de chaque zone du corps en explorant tour à tour : la tête, le cou, les épaules, les bras et les mains,  le haut du corps, le ventre, les jambes, les pieds puis le dos et retour sur la tête pour enfin prendre conscience du corps tout entier ;
  • un objet tel qu’une bougie, une pierre, le paysage, le ciel bleu, etc. : regarder cet objet, là encore sans aucun discours intérieur ni commentaire, être juste dans l’action de regarder et tout en étant présent à soi-même.

Nous reviendrons sur d’autres formes de méditation ultérieurement.

État d’esprit de la méditation :

Il est important lors de la méditation de ne pas porter de jugement ni de commentaire sur ce qui est en train de se passer, nous sommes juste un observateur de ce qui se déroule, un observateur des pensées et des émotions qui peuvent nous traverser. Une pensée vient et elle repart comme un nuage dans le ciel emporté par le vent et nous revenons tranquillement sur l’objet de notre méditation. Il s’agit juste d’être là, présent à soi-même, et d’accepter ce qui est là tel qu’il est. Il s’agit d’être dans l’ici et maintenant.

La méditation au quotidien :

Méditer c’est vivre l’instant présent, aussi vous pouvez très bien méditer en faisant chaque chose de la vie courante : faire la vaisselle, conduire sa voiture, prendre sa douche, se déplacer dans la rue, manger, etc. A propos de manger, je vous invite à découvrir comment vous pouvez déguster une orange, cela vous donnera un exemple de comment vous pouvez mettre la méditation dans chacun des gestes de votre vie. Il suffit juste d’être présent à l’action en cours avec toutes vos sensations en éveil, d’être concentré sur la tâche au lieu de partir dans ce que vous allez faire ensuite ou dans ce que vous avez fait hier. A vivre dans le passé ou le présent, on passe à côté de sa vie.

Je vous souhaite une excellente pratique !

 Proposition pour approfondir ce sujet :