Confiance en soi : La peur de l’échec
La peur de l’échec vient souvent du fait qu’on ne se donne pas le droit à l’erreur. Il est impossible de repousser ses limites si on s’interdit le droit à l’erreur car, inévitablement, l’expérimentation donne à la fois des résultats négatifs et positifs. Si on ne peut pas supporter l’échec, on est condamné, bien souvent, à éviter d’expérimenter la nouveauté.
D’ailleurs plutôt que de parler d’échec, il est préférable de ne pas étiqueter d’une manière négative l’expérience vécue. Il ne s’agit pas en réalité d’un échec, mais juste d’une expérience qui ne s’est pas déroulée comme prévu et au travers de laquelle il est possible d’apprendre quelque chose.
Questions utiles :
- Qu’est-ce que j’ai appris ?
- Qu’est-ce qui a été positif ?
- Qu’est-ce qu’il est nécessaire d’améliorer, de changer ?
- Comment agir différemment si de semblables conditions se présentent à nouveau ?
- De quelles compétences, ai-je besoin pour y arriver la prochaine fois ?
- Qu’est-ce qui m’a échappé ?
Le jugement :
Il est préférable de se traiter avec compassion plutôt que de se juger en permanence. Avoir la prétention de tout réussir, c’est s’exposer à de grosses déceptions et à beaucoup de stress inutile. Le fait de redouter le jugement ou la critique des autres, n’est-ce pas avoir, paradoxalement, une trop haute estime de soi, du fait d’être trop attaché à sa propre image et de ne pas accepter ses propres imperfections qui sont le lot de tout être humain ?
Veiller à faire de son mieux en cherchant à réunir les conditions favorables pour engendrer la réussite est bien préférable à vouloir à tout prix atteindre la perfection.
Comment gérer concrètement la peur de l’échec ?
- Réunir les conditions favorables
Face à un projet, la première chose est d’évaluer précisément ce que l’on cherche à obtenir et de réunir les conditions favorables à cette réalisation :- Quelles sont les qualités ou compétences que j’ai envie de démontrer ? (Par exemple : La clarté lors d’une prise de parole.)
- Comment vais-je les démontrer ? (Exemple : En faisant des phrases courtes, bien rythmées et des gestes à l’appui.)
La concentration sera ainsi fixée sur quelque chose de précis et il n’y aura plus de dialogue interne parasite. Et de toutes façons, le dialogue intérieur sera beaucoup plus percutant, s’il est positif et encourageant comme on l’a vu précédemment.
. - La deuxième chose est de visualiser la réussite au lieu de rester dans la crainte de l’échec. A partir du moment où l’on est dans un futur imaginaire pourquoi ne pas envisager plutôt le bon déroulement de l’action en dirigeant toute notre énergie dans cette direction, au lieu de bloquer l’énergie en tensions et craintes de l’échec.On fortifie également l’enjeu de réussite, en allant bien au-delà de la situation-butoir, en inscrivant l’action dans un projet plus vaste, c’est-à-dire en visualisant des projets associés, les possibilités nouvelles qu’ouvre cette réussite. Pour les sportifs, ceci est particulièrement vrai en VTT, on passe plus facilement un obstacle en observant le chemin bien au-delà de l’obstacle et cela se retrouve aussi bien sûr dans d’autres sports, ou même à pieds lors de passages délicats en montagne.
. - Enfin, pour atteindre son objectif, la motivation sera aussi un facteur déterminant, car si on est animé d’un désir ardent, on aura la détermination et l’énergie pour transformer son désir en réalité. Nous avons déjà abordé ce sujet dans l’article « Atteindre ses objectifs«
Deux petites astuces contre la peur :
- La respiration : allongez les temps d’expiration et raccourcissez les temps d’inspiration et installez un rythme régulier avec des mouvements respiratoires profonds qui prennent naissance au niveau du ventre.
- Le sourire : essayez de sourire (un vrai sourire) en ayant peur… ces deux émotions sont incompatibles !

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2 réflexions sur « Confiance en soi : La peur de l’échec »
J’ai utilisé les 2 trucs pour conjurer la peur, lors d’un saut de 10m dans la rivière près du Mont-Lozere, l’été dernier, et comme il y avait quelqu’un a mes cotés, le sourire n’a pas été le moindre de mes soutiens !
Je sais que toi aussi tu as souvent dû vaincre la peur, tu sais de quoi tu parles. Bravo.
Merci de ton partage, Dom !
Et si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à nous en faire part sur ce blog.