Le sommeil
Le sommeil est un moment privilégié où notre cerveau déconnecte de notre corps, se ressource, restructure ses souvenirs, fait le plein d’énergie pour mieux aborder la journée suivante. Il permet d’évacuer les tensions et la fatigue en restaurant l’énergie physique et il a pour rôle aussi de restaurer le psychisme, notamment grâce à la phase de sommeil paradoxal.La qualité de nos jours dépend de la qualité de nos nuits et réciproquement.
Un bon sommeil :
Pour favoriser la venue du sommeil certains paramètres sont importants :
- Faire un dîner léger suffisamment tôt pour avoir le temps de digérer.
- Pratiquer une activité calme qui permette une bonne transition et éviter les activités sportives ou intellectuelles.
- Dormir dans une chambre bien aérée, avec une température avoisinant les 16 à 18°.
- Boire éventuellement une tisane (camomille, verveine, fleur d’oranger…) ou un verre de lait.
- Préférer des horaires réguliers en respect avec son rythme biologique.

Les cycles du sommeil :
La bonne gestion de son sommeil passe par la connaissance de soi et de ses rythmes biologiques, c’est-à-dire de ses cycles de sommeil.
En effet, il est important de respecter son cycle de sommeil pour un bon endormissement et aussi pour avoir bon réveil, sinon on risque de casser un cycle en deux, de se lever du mauvais pied et d’être plus fatigué que la veille au soir. La durée d’un cycle est une donnée fixe pour chaque individu mais variable d’un individu à l’autre, c’est le temps de parcourir tous les états successifs du sommeil :
- Le sommeil léger au cours duquel le cerveau ralentit, le calme s’installe, la respiration est régulière, les bruits sont encore perceptibles de plus en plus vaguement ;
- Le sommeil profond pendant lequel on est coupé du monde extérieur. C’est la période de récupération de la fatigue physique et c’est durant cette phase qu’est sécrétée l’hormone de croissance ;
- Le sommeil paradoxal qui est la période des rêves et la période de récupération de la fatigue nerveuse. Le visage s’anime, la respiration devient irrégulière, le sommeil est très profond et le corps presque totalement paralysé. A ce stade, le réveil est pénible.
Certains messages du cerveau permettent de savoir quand débute un de ces cycles :
- Envie de couper avec ses sens (on n’a plus envie d’écouter, de regarder, la tête devient lourde),
- Désir de ne plus bouger,
- Décrochement sur le plan mental.
Le plus facile est de commencer à repérer ces messages le soir car ils sont plus visibles et plus nombreux. La durée du cycle est le temps qui s’écoule entre deux passages consécutifs de ces messages cérébraux. On peut ensuite, connaissant sa durée, en déduire d’abord par calcul les heures approximatives de ces messages dans la journée, puis les heures exactes en les observant.
Quand on doit se coucher plus tard qu’habituellement, la meilleure solution, c’est d’attendre que passe le prochain train du sommeil. Par exemple, si l’on se couche habituellement à 22 heures et que l’on rentre, ce soir-là, à 23 heures, cela ne sert à rien de se coucher à 23 h 15 si son cycle de sommeil est de deux heures ; il est préférable de se coucher à minuit.
De la même façon, la phase de réveil devrait pouvoir intervenir naturellement car si on se réveille avant d’avoir terminé son dernier cycle, c’est-à-dire en sommeil profond ou paradoxal, on casse en deux son dernier cycle. Pour cette raison, on risque d’être en mauvaise forme pendant toute la journée parce qu’on a eu un réveil à contretemps et donc traumatisant.
La loi du cycle est prioritaire et il vaut mieux dormir moins longtemps que de la violer.
La sieste peut être une bonne chose si on en ressent le besoin. Vingt minutes de sommeil permettent de retrouver l’énergie nécessaire pour poursuivre le cours de la journée avec plus d’efficacité et de concentration. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises proposent à leurs salariés un cadre tranquille pour qu’ils puissent y faire la sieste.