Activité physique
Il a maintenant été largement prouvé que la pratique d’une activité physique est bénéfique pour maintenir une bonne santé et pour l’améliorer en cas, par exemple, de maladies chroniques telles que diabète, surpoids, obésité, maladies cardio-vasculaires, asthme, etc.
Principaux effets de l’activité physique sur le corps :
- baisse de la glycémie,
- amélioration des capacités respiratoires
- accroissement de la masse musculaire,
- baisse de la fréquence cardiaque,
- production d’endorphine, hormone du plaisir.
L’activité agit sur le corps mais également sur le mental et sur l’aspect émotionnel, elle sera donc à privilégier dans les cas de dépression ou les périodes de stress. On pourra remarquer comme on se sent mieux dans sa peau après avoir fait un peu de sport ou tout simplement une bonne marche.
Si vous n’avez pas l’habitude de faire de l’exercice, il est important de commencer doucement et d’augmenter progressivement la durée et l’intensité de l’activité pratiquée.
Il est de plus intéressant de noter, notamment pour les personnes qui n’apprécient pas le sport, qu’il y a aussi d’autres moyens de bouger, c’est le cas quand on fait le ménage, quand on fait du jardin ou que l’on va au bois. Cela peut-être aussi prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur, aller à son travail à pieds au lieu d’utiliser la voiture, etc.
Si vous avez un problème médical particulier, il est préférable d’en discuter avec un médecin avant de vous engager dans une activité précise. Toutefois, il y a très peu de raisons pour lesquelles l’exercice pourrait être néfaste.

Diabète, surpoids, obésité, asthme, maladies cardiovasculaire, dépression, stress, désir d’évasion, plaisir de la marche ou du contact de la nature… mille et une raisons pour venir parcourir les sentiers de montagne, à la manière de Philippe Bonhème qui nous parle si bien de la marche en montagne :
« Voyagez, mais à pied !
A pied, parce qu’au lieu de traverser les choses, vous les côtoyez… On ne louera jamais assez les vertus de la marche à pied, véritable éloge de la lenteur où le corps et l’esprit fonctionnent à l’unisson. Les grands pèlerinages ? quels que soient les religions ou les cieux sous lesquels ils se déroulent ? remplissaient parfaitement cette fonctiond’ascèse physique et mentale.Le but en soi servait de prétexte, pour parvenir, au fil de la marche et des étapes, à se « purifier », c’est-à-dire à se débarrasser de toutes nos pensées parasites, afin de se concentrer sur l’essentiel. L’essentiel ? C’est d’abord notre environnement proche. Celui auquel on ne prête jamais vraiment attention. Ce peut être ce rocher aux formes anthropomorphes, un parterre éclatant de gentianes printanières, la couleur ambre de la résine sur le tronc d’un mélèze, une colonne de fourmis rousses transportant des aiguilles de sapin, une souche envahie de mousse phosphorescente, un cumulus aux allures de champignon atomique… La marche à pied possède cette capacité de réveiller en nous des sens et des récepteurs enfouis au plus profond de notre inconscient. Un sentier n’est jamais un endroit neutre, c’est d’abord un lieu qui nous relie à l’univers. Comment ? Par l’odeur et le toucher. L’odeur douceâtre de l’humus d’un sous-bois humide, les fragrances mélangées d’un pré fraîchement fauché, ou encore le parfum entêtant d’une plante aromatique chauffée par le soleil. Ensuite le toucher. Sensations râpeuse et grumeleuse de l’écorce de l’épicéa ; filandreuse et soyeuse du lichen ; moelleuse d’un coussinet de mousse ; caoutchouteuse et molle d’une jeune pousse de mélèze… Enfin, il y a l’air, le vent, l’élément gazeux… Vent violent lorsqu’il vous bouscule aux abords d’une crête, rafraîchissant lorsqu’il s’infiltre sous les branches d’un fayard. Vous l’aurez compris, la marche à pied est autant un cheminement physique qu’intellectuel. Et ce n’est pas par hasard que la quasi-totalité des grandes religions ont placé la demeure des dieux sur les cimes. La montagne est un lieu sacré, parce qu’elle révèle souvent le meilleur de nous-mêmes, qu’elle nous oblige à laisser de côté nos petits égoïsmes. Parce qu’elle nous rend humains. »(Etidorial – Alpes Magazine – Eté 2003)

