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Communication non violente

Communication non violente

Communication non violente : Thomas d’Ansembourg

  • Bien s’écouter soi pour bien se comprendre,
  • s’exprimer avec clarté,
  • et bien écouter l’autre.

Ce sont les points essentiels pour établir une communication de qualité et apporter du mieux être dans nos relations, relation à nous-même et relations aux autres. C’est le message que nous livre Thomas d’Ansembourg au travers de cette interview réalisé en septembre 2012 pour la radio RCF :
 

 

Vous pouvez également revenir sur ces articles pour suivre, pas à pas, le processus de la communication non violente ou communication émotionnelle :

 

Et aussi :

 

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La communication émotionnelle ou assertivité

La communication émotionnelle ou assertivité

La communication émotionnelle est une forme de communication privilégiée qui permet de s’exprimer sans violence et avec respect. Elle permet également d’affirmer et de faire connaître ses besoins pour parvenir à les satisfaire plus facilement. Il est important de faire part de son besoin à l’autre, non pas pour que celui-ci le prenne en charge, mais pour qu’une saine compréhension s’établisse de part et d’autre. De plus le simple fait de formuler ses besoins est déjà une façon d’en prendre soin et la première étape pour chercher à y répondre en prenant en charge ses propres désirs et ainsi en se respectant soi-même. Quant à l’autre, il est libre d’y répondre ou de ne pas y répondre.

Dans les relations humaines, il existe quatre attitudes principales qui sont la fuite, l’attaque, la manipulation et l’assertivité. Les trois premières attitudes ne sont pas favorables à une relation de bonne qualité car elles sont génératrices de tensions et d’incompréhension. Tandis que l’assertivité prône le respect d’autrui et de soi-même, la réflexion, l’empathie et la compréhension. Cette attitude est alors la voie la plus sure pour instaurer des relations sereines et enrichissantes qu’elles soient professionnelles ou personnelles.

L’assertivité est fondée sur l’affirmation de soi et le respect, de façon à prendre en compte les préoccupations de l’autre et de soi-même.

A noter : Le respect d’autrui ne veut pas dire non plus “s’oublier soi”, car se nier soi-même ne favorisera pas une relation de bonne qualité sur le long terme. Même si cette démarche semble à première vue être généreuse, elle entraîne confusion (les désirs et besoins ne sont pas clairement identifiés), perte d’identité et frustration.

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Le principe de la communication émotionnelle

Nous allons envisager maintenant comment résoudre un conflit ou un désaccord qui se manifeste entre deux personnes en utilisant le principe de la communication émotionnelle. Il se déroule en trois étapes :

La première étape : Observation des faits

Dans cette première étape, on observe objectivement la réalité, sans jugement et sans interprétation. Cette observation permet d’exprimer à l’autre les faits de la façon la plus neutre possible en énonçant les paroles, en décrivant les attitudes du corps, les expressions du visage, le ton de la voix, etc. Il s’agit de regarder la réalité sans y projeter ses peurs, ses espoirs, ses préoccupations ou son “cinéma mental”. Par exemple au lieu de dire :

  • Tu ne viens jamais me voir !

Cette formulation aurait l’inconvénient de mettre immédiatement la personne à qui l’on s’adresse sur la défensive, et n’irait donc pas dans notre intérêt. Aussi, il est préférable de lui dire d’une façon objective et précise :

  • La dernière fois que je t’ai vu c’était le … (date), il y a maintenant 2 mois.

La deuxième étape : Émotion ressentie

La deuxième phase permet d’évoquer l’émotion ressentie en évitant, là encore, tout jugement sur l’autre pour se concentrer entièrement sur ce que l’on ressent. En effet si on parle de ce que l’on ressent, personne ne peut le remettre en cause. Ceci consiste alors à décrire ses sentiments par des phrases qui débutent par “je” plutôt que par “tu” ou “vous”. En parlant de soi, on ne critique pas son interlocuteur, on est dans l’émotion et donc dans l’authenticité et l’ouverture. On peut donc dire : “Je me sens inquiet, déçu, triste…”. Ainsi, en reprenant l’exemple précédent, on pourrait dire :

  • La dernière fois que je t’ai vu c’était le … (date), il y a maintenant 2 mois et je me sens triste.

La troisième étape : Évocation du besoin

Il s’agit ici de relater le besoin ressenti et non satisfait. C’est à partir du sentiment que l’on peut identifier ce besoin et se situer par rapport à la situation ou la personne, sans la juger, la critiquer ou se décharger sur elle de la responsabilité de ce que l’on vit. Le fait d’attribuer à l’autre la responsabilité de notre vécu, nous enfermons dans un état de dépendance vis à vis de cette personne.

Formuler son besoin c’est aussi donner une explication sur l’émotion ressentie en évoquant ce qui est important pour nous à ce moment-là, de la façon suivante :

  • J’ai besoin de…
  • C’est important pour moi de…
  • Je tiens beaucoup à…

A noter : Il est important de bien différencier “J’ai besoin de… (tendresse, sécurité, honnêteté…)” où il s’agit de besoins d’ordre général et “J’ai besoin que tu… (sois tendre, honnête, que tu m’apportes la sécurité…)” où il y a alors une dépendance vis à vis de l’autre.

La formulation dans notre exemple devient donc :

  • La dernière fois que je t’ai vu c’était le … (date), il y a maintenant 2 mois et je me sens triste. J’ai besoin de présence et la famille tient une place importante dans mon cœur.

Et bien sûr, l’autre est invité à répondre de la même façon, ainsi chacun est pris en compte avec respect et le dialogue peut être constructif et enrichissant. On cherche à comprendre ce qui se passe de part et d’autre.

Amusez-vous à tester cette formulation dans vos relations au quotidien et observez ce que cela change.

Pour approfondir ce sujet, un livre très bien fait :