De l’imagination à la création

De l’imagination à la création

L’imagination de l’être humain est infinie. Il n’y a qu’à regarder tout autour de nous pour nous en convaincre. La question que nous pouvons nous poser : cette imagination est-elle réservée à certains ou avons nous tous accès à ce pouvoir ?

Afin de répondre à cette question, je vous propose aujourd’hui de vous parler de la stratégie que Walt Disney utilisait pour réaliser ses rêves. Robert Dilts a étudié comment Walt Disney procédait et a formalisé sa stratégie en un protocole dont je vais vous présenter les grandes lignes.

L’une des caractéristiques du génie de Disney était sa capacité à explorer ses projets en se mettant, tour à tour, dans la peau de trois personnages différents :

  • Le Rêveur,1966_12_15_2
  • Le Réaliste,
  • Le Critique.

Il arrive souvent que notre rêve soit critiqué par notre sens analytique, par notre petite voix intérieure (du genre : “Tu n’y arriveras jamais”), et de ce fait notre rêve ne voit pas le jour car les obstacles semblent énormes et insurmontables. Il est donc important de veiller à bien structurer ces trois rôles, pour que chacun ait son temps et son moyen d’expression. Afin que ces trois personnages n’interfèrent pas entre eux, il convient de choisir trois espaces bien différents où chacun aura sa place.

  1. Le Rêveur
    Il s’agit du visionnaire, du créatif qui porte son attention sur “quoi ?”
    Pour vous mettre dans la peau du Rêveur, choisissez un endroit confortable dédié spécialement à lui, regardez vers le haut pour stimuler la partie visuelle et créative de votre cerveau et laissez la place ouverte à tous les possibles, comme si vous aviez une baguette magique. A la vision, associez ce que vous entendez ou ce que vous ressentez pour créer une synesthésie. Rendez votre rêve vivant, éclatant, laissez vous transporter dans ce rêve. Puis, quand vous avez fini, changez d’endroit.
  2. Le Réaliste
    C’est le pragmatique, l’acteur (dans le sens de celui qui agit, qui ressent les choses, les actions, les mouvements), il porte son attention sur le “comment ?”
    Trouvez un autre endroit où vous êtes maintenant le Réaliste. Vous ressentez le projet de l’intérieur, dans le présent et vous cherchez les actions nécessaires, les étapes. Vous concrétisez le rêve. Vous faites “comme si”. Puis, quand c’est terminé, changez d’endroit.
  3. Le Critique
    Il s’agit du questionneur, du contrôleur de qualité, il porte son attention sur la prise de recul.
    A nouveau, dans un autre espace qui sera suffisamment éloigné du Rêveur, vous observez ce projet de l’extérieur, et vous le critiquez de façon constructive, en mettant en avant ce qui va et ce qui ne va pas. Vous envisagez les obstacles qui pourraient survenir “Et si…”. On est ici dans le langage auditif.

Puis ce processus se répète, le Rêveur apporte des solutions, des alternatives en réponse au Critique, le Réaliste “rejoue” ce nouveau scénario et le Critique revient formuler ses interrogations, et ainsi de suite jusqu’à ce que le Critique n’ait plus aucune objection à formuler.

Important : Le Rêveur et le Critique ne doivent pas être au contact l’un de l’autre, car il se détruirait l’un, l’autre.

Choisissez un projet, un rêve et testez ce processus et partagez vos expériences.

En guise de conclusion, je voudrais juste citer cette phrase de Marcel Pagnol : “Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait.”

Au cas où vous souhaiteriez approfondir cette stratégie de Walt Disney, je vous propose ces deux ouvrages :

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